Yvonne McIsaac embracing her son, Russel.

Le vécu d’une mère

MAI 2026

Mai est le Mois de la santé mentale et j’ai réalisé que le cancer colorectal ne se contente pas d’emporter nos proches, mais touche aussi profondément le cœur et l’âme de ceux qui restent derrière.

Nous avons perdu notre fils et frère adoré, Russell McIsaac, il y a presque trois ans, à l’âge de 38 ans. Aujourd’hui encore, et je sais que même en allant de l’avant, nos vies sont dévastées.

Nous sommes laissés derrière, avec que des fragments de rêves brisés, de ce qui aurait pu et dû être. Nous ne trouverons jamais la paix, ni le contentement. Aucun répit.

C’est si difficile d’affronter un jour de plus sans que personne ne voie notre douleur. Nos cicatrices témoignent notre persévérance, parfois seulement au jour le jour. Les gens pensent que nous avons appris à vivre avec la peine de sa perte, mais ce n’est pas le cas. Nous portons chacun des masques. Le deuil ne s’achève jamais, il n’est pas notre ami. Nous serons à jamais brisés.

Durant le Mois de la santé mentale, essayez de faire preuve de douceur envers vous-mêmes, comme nos proches l’auraient souhaité, et n’oubliez pas de demander de l’aide qui vous sera assurément si gentiment offerte.

Tu es partout, mon doux fils.

Comme toujours… FAITES-VOUS DÉPISTER !

Avec tout mon amour,

La mère de Russell

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JANVIER 2026

Nous sommes le dimanche matin, 11 janvier 2026, et par où commencer ? Je suis assise ici à réfléchir à la perte de mon précieux fils, Russell. Il nous a été enlevé il y a deux ans et demi, à l’âge de 38 ans. En tant que parents, il y a un vide dans nos cœurs qui ne pourra jamais être comblé. Pour son jeune frère, son seul frère, son esprit est brisé. 

Russell a été mal diagnostiqué pendant plus de trois ans. Son médecin affirmait qu’il s’agissait de saignements dus à des hémorroïdes. En tant que mère, je n’ai jamais remis ce diagnostic en question… mais après avoir perdu mon « mini-moi », comme je l’appelais souvent, j’ai porté ce poids sur mes épaules. Pourquoi n’ai-je pas envisagé que cela puisse être un cancer (je n’écris pas ce mot avec une majuscule, car il ne mérite aucun honneur) ? 

Lorsqu’il a déménagé en Colombie-Britannique, ses symptômes se sont aggravés. Je lui ai dit d’obtenir immédiatement un deuxième avis. Il l’a fait… et nous avons tous reçu son diagnostic : cancer colorectal de stade 4, avec métastases, et ce avec une espérance de vie de deux ans et demi. En tant que famille, nous avons eu l’impression que nous mourions tous et en réalité, c’était le cas. 

Si je partage notre histoire aujourd’hui, c’est pour dire ceci : N’IGNOREZ PAS VOS SYMPTÔMES. Peu importe à quel point ils peuvent vous sembler anodins — il s’agit de votre vie. S’ils ne sont pas pris au sérieux, un deuxième avis est nécessaire. En tant que communauté, nous devons nous mobiliser et défendre l’abaissement de l’âge national de dépistage à 45 ans – pour nos proches.  

Ce n’est pas une maladie réservée aux personnes âgées, comme on l’a longtemps pensé. Trop de jeunes voient leur vie écourtée par ce monstre — le cancer colorectal. Nous devons nous lever et lutter contre le cancer pour eux, de toutes nos forces! 

Comme toujours, je terminerai par cela.

 

Je m’appelle Yvonne McIsaac. J’ai 66 ans, je suis retraitée, épouse et mère de deux fils extraordinaires. Notre fils aîné nous a été enlevé à l’âge de 38 ans par ce monstre que j’appelle le cancer colorectal — un mot que je n’écris pas avec une majuscule, tant la douleur qu’il nous a infligée, à nous et à tant d’autres, est profonde. Nous vivons et avons élevé notre famille à Rockland, en Ontario, depuis 31 ans. 

Après la perte de Russell, m’engager dans la collecte de fonds, la sensibilisation et le soutien aux autres personnes touchées est devenu une façon de donner un sens à mon deuil et de le rendre un peu plus supportable. 

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