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Introduction au cancer colorectal

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L’appareil gastro-intestinal

Le terme colorectal désigne à la fois le côlon et le rectum. Le côlon et le rectum font partie du tube digestif, aussi appelé tractus gastro-intestinal.

La digestion s’amorce dans la bouche, avec la mastication des aliments (la digestion mécanique) ainsi que la dégradation des amidons par les enzymes qui se trouvent dans la salive (la digestion chimique). L’estomac poursuit le processus de digestion en sécrétant des sucs gastriques, qui se mêlent aux aliments pour les décomposer. Le mélange d’aliments et de sucs gastriques se déverse alors dans l’intestin grêle, un long organe enroulé qui ressemble à un boyau. Les aliments continuent d’y être brassés et digérés. La plus grande partie des nutriments provenant des aliments sont absorbés dans la circulation sanguine le long de l’intestin grêle.

Les substances alimentaires non digérées qui ne peuvent être absorbées, comme les fibres végétales, passent du grêle au gros intestin. Le gros intestin est divisé en sept segments : le cæcum, le côlon ascendant, le côlon transverse, le côlon descendant, le côlon sigmoïde, le rectum et l’anus (voir l’illustration ci-dessous). Il mesure environ 1,5 m, le rectum constituant les derniers 13 cm.

Le côlon absorbe l’eau ainsi que certains nutriments et minéraux de ce qui reste du contenu alimentaire. Les résidus restants ayant traversé le côlon deviennent des déchets solides, appelés matières fécales. Les matières fécales finissent par traverser l’extrémité du côlon et atteindre le rectum avant d’être évacuées par l’anus.

Le côlon a principalement les fonctions suivantes :

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Réabsorption de l’eau et de certains nutriments tels que les sels (le sodium, le potassium et le chlorure) dans les aliments ingérés

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Formation et compression des déchets

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Fermentation de certaines matières alimentaires indigestibles par des bactéries bénéfiques

Le rectum a pour principale fonction d’emmagasiner temporairement les déchets avant que ceux-ci ne soient excrétés par l’anus.

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Qu’est-ce que le cancer?

Les cellules normales de l’organisme se développent et se multiplient de façon ordonnée et contrôlée.

Il arrive parfois que des erreurs se produisent dans l’ADN ou l’information génétique d’une cellule. On appelle ces erreurs des mutations. Une cellule qui accumule certaines mutations peut alors se comporter de façon anormale. Certaines mutations peuvent faire en sorte qu’une cellule continue de se multiplier de façon incontrôlable ou encore qu’elle ignore les instructions qui lui dictent de mourir. Ces cellules anormales se multiplient et, au bout d’un certain temps, elles peuvent se trouver en nombre suffisant pour former une masse solide, appelée tumeur.


Le développement du cancer colorectal

Le cancer colorectal englobe deux types de cancers : le cancer du côlon (gros intestin) et le cancer du rectum (le dernier segment du gros intestin). Ces deux types de cancers partagent plusieurs caractéristiques; c’est pourquoi ils sont appelés collectivement cancer colorectal.

En général, le cancer colorectal se propage plutôt lentement, plus lentement que certains autres cancers. Il peut demeurer dans le côlon ou le rectum pendant plusieurs mois, voire plusieurs années. S’il n’est pas traité, il peut se répandre au-delà du gros intestin ou du rectum, d’abord aux nœuds lymphatiques, puis à d’autres organes éloignés. S’il est détecté tôt, le cancer colorectal peut souvent être guéri.

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La plupart des cas de cancer colorectal évoluent à partir d’excroissances qui ressemblent à des champignons, appelées polypes. Certains polypes sont plats, ce qui les rend plus difficiles à détecter. Bien que la plupart des polypes soient bénins, certains peuvent devenir cancéreux lorsqu’ils évoluent.

Au fil du temps, le polype bénin peut croître, traverser certaines ou la totalité des couches de tissus qui forment le côlon et le rectum et devenir malins, envahissant les tissus et structures à proximité. Après un certain temps, les cellules tumorales malignes peuvent atteindre le sang et le système lymphatique pour se propager à d’autres parties de l’organisme, comme le foie, les poumons, l’abdomen ou le cerveau, provoquant le développement du cancer dans ces organes. On dit d’un cancer qui se propage à un organe éloigné qu’il a métastasé. La propagation du cancer à un autre organe est appelée métastase.

Le cancer colorectal peut se propager des façons suivantes :

  • Par les tissus : le cancer envahit les tissus normaux environnants.

  • Par le système lymphatique : le cancer envahit le système lymphatique et se déplace par les vaisseaux lymphatiques vers d’autres régions du corps.

  • Par le sang : le cancer envahit les veines et les capillaires et se déplace par le sang vers d’autres régions du corps.

Signes et symptômes du cancer colorectal

Coloscopie à partir de 20 à 25 ans, ou 10 ans avant l’âge du premier diagnostic de cancer colorectal dans la famille, selon la première de ces éventualités. Le dépistage par coloscopie devrait être réalisé tous les un ou deux ans jusqu’à l’âge de 40 ans. Après 40 ans, les personnes devraient subir une coloscopie chaque année.

Il est important de connaître les signes et symptômes courants du cancer colorectal. Si vous remarquez l’un ou l’autre des symptômes suivants, faites-en part à votre médecin le plus rapidement possible :

  • Changements inexpliqués dans les habitudes d’évacuation des selles, comme la diarrhée ou la constipation

  • Changement dans la taille ou la forme des selles, par exemple des selles plus étroites qu’à l’habitude

  • Du sang à l’intérieur ou sur les selles, allant de rouge vif à noir foncé

  • Douleurs ou malaises abdominaux persistants, par exemple des ballonnements, une sensation de plénitude, des crampes ou des gaz

  • Perte de poids inexpliquée

our en savoir plus sur le cancer colorectal précoce, consultez notre programme Jamais trop jeune :

Les facteurs de risque du cancer colorectal

Certains facteurs augmentent le risque de développer un cancer colorectal, notamment :

  • des antécédents familiaux de cancer colorectal;

  • des syndromes héréditaires;

  • des polypes bénins;

  • des antécédents personnels de cancer colorectal;

  • une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, telle que la colite ulcéreuse.

Antécédents familiaux

Vous êtes plus susceptible de développer un cancer colorectal si un membre de votre famille immédiate (un parent, un frère, une sœur ou un enfant) a reçu un diagnostic de ce cancer. Le risque de cancer colorectal augmente si au moins deux de vos proches parents ont reçu un diagnostic de la maladie ou si un proche a reçu un tel diagnostic avant l’âge de 50 ans.

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Maladie inflammatoire chronique de l’intestin

Si vous êtes atteint depuis longtemps d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin (en excluant le syndrome du côlon irritable), vous pourriez présenter un risque accru de développer un cancer colorectal.

Syndrome héréditaire

Certaines personnes présentent une prédisposition héréditaire au cancer colorectal ou aux polypes. De 5 à 10 % des patients atteints d’un cancer colorectal présentent une mutation génétique héréditaire qui les expose à un risque accru de cancer colorectal.

Le cancer colorectal héréditaire sans polypose (CCHSP), aussi appelé syndrome de Lynch, est responsable d’un petit pourcentage de cas de cancer colorectal (de 2 à 5 % des patients). Même si les personnes atteintes d’un CCHSP présentent peu de polypes, ceux-ci sont plus susceptibles de devenir cancéreux, et ce, plus rapidement.

La polypose adénomateuse familiale (PAF) représente elle aussi seulement un petit nombre de cas de cancer colorectal (1 % des patients). Les personnes atteintes de PAF peuvent développer des milliers de polypes (aussi appelés adénomes) le long de la paroi interne du côlon. Ces polypes sont susceptibles de devenir cancéreux d’ici à ce que le patient atteigne le début de la quarantaine. Le meilleur moyen de traiter la PAF est donc de procéder à l’ablation préventive du côlon.

Le syndrome de Peutz-Jeghers est une autre affection caractérisée par le développement de polypes bénins dans le tractus gastro-intestinal. Ces polypes peuvent accroître le risque de développer des polypes cancéreux au fil du temps.

Antécédents médicaux

Si vous avez déjà été atteint d’un cancer colorectal ou de polypes dans le passé, vous êtes plus susceptible de développer de nouveaux cancers dans d’autres parties du côlon ou du rectum.

Age

Plus vous êtes âgé, plus vous êtes susceptible de développer un cancer colorectal. La plupart des gens qui reçoivent un diagnostic de cancer colorectal sont âgés de 50 ans ou plus; toutefois, ce cancer devient de plus en plus courant chez les personnes âgées de moins de 50 ans, chez qui le dépistage est moins fréquent et les symptômes passent souvent inaperçus. Pour d’autres ressources sur le cancer colorectal précoce, veuillez consulter notre programme Jamais trop jeune .

Le dépistage génétique

Le cancer et la génétique

Tous les cancers commencent par des changements génétiques ou mutations. Nos gènes sont des séquences distinctes d’ADN qui contiennent le plan de toutes les fonctions uniques de notre corps. Certains gènes contrôlent la division et la croissance des cellules. Lorsque des mutations surviennent dans ces gènes, une cellule peut commencer à croître et à se diviser de façon anormale et finir par devenir un cancer.

Les mutations peuvent être causées par la vieillesse ou l’exposition à certains facteurs environnementaux, comme des produits chimiques ou des radiations. Au fil du temps, les gènes contenus dans une cellule peuvent accumuler diverses mutations, de sorte que la cellule en question se divise et croît de façon à devenir cancéreuse. Il faut généralement plusieurs années pour acquérir les mutations génétiques provoquant un cancer, ce qui explique pourquoi la majorité des cancers, comme le cancer colorectal, surviennent à un âge plus avancé.

Cependant, environ 5 à 10 % des cas de cancer colorectal sont attribuables à des facteurs héréditaires qu’un parent transmet à son enfant. Cela signifie qu’un petit pourcentage de personnes sont nées avec certaines mutations génétiques qui les exposent à un risque accru de développer un cancer. Les mutations génétiques héréditaires permettent d’expliquer pourquoi certains types de cancers touchent plusieurs membres d’une même famille.

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Termes importants à connaître :

Génétique : Étude de l’hérédité

Génomique : Génomique : Branche de la biologie moléculaire qui s’intéresse à la structure, à la fonction, à l’évolution et à la cartographie de tout le matériel génétique présent dans une cellule ou un organisme (le genome).

La principale différence entre la génétique et la génomique réside dans le fait que la première étudie le fonctionnement et la composition d’un seul gène, tandis que la deuxième s’intéresse à l’ensemble des gènes et à leur relation entre eux afin de déterminer leur influence combinée sur la croissance et le développement de l’organisme (Organisation mondiale de la Santé).

Qu’est-ce que le dépistage génétique?

Le dépistage génétique est un type d’examen médical qui examine de près l’ADN ou le code génétique d’une personne afin de détecter des changements ou des mutations associés à des maladies connues. Si une mutation connue est détectée, les résultats peuvent confirmer ou infirmer la présence d’une maladie génétique donnée ou aider à déterminer le risque que la personne développe ou transmette une maladie génétique.

Comment se fait les testes génétiques?

Le dépistage génétique est réalisé en analysant l’ADN qui se trouve dans un échantillon de sang. Trois méthodes sont principalement utilisées :

  • Les analyses de génétique moléculaire examinent des gènes individuels ou de courtes séquences d’ADN afin de déceler des variations ou des mutations pouvant entraîner un trouble génétique.

  • Les analyses de génétique chromosomique analysent des chromosomes entiers ou des structures complexes d’ADN afin de déceler des changements génétiques importants, comme la présence d’une copie supplémentaire d’un chromosome, pouvant causer une maladie génétique.

  • Les tests génétiques biochimiques étudient le niveau d’activité de protéines codées par les gènes présents dans notre ADN. Les anomalies dans le nombre de protéines peuvent indiquer que des changements sont survenus dans l’ADN et peuvent entraîner un trouble génétique.

N’oubliez pas que le dépistage génétique se fait sur une base volontaire . Un généticien ou un conseiller génétique peut vous aider en vous expliquant les avantages et les inconvénients d’un tel ainsi que les répercussions sociales et émotionnelles qu’il peut entraîner.

Le syndrome de Lynch

Le syndrome de Lynch, ou cancer colorectal héréditaire sans polypose (CCHSP), est une maladie génétique ou héréditaire transmise de parent à enfant qui accroît le risque de développer plusieurs types de cancers, en particulier le cancer colorectal, à un plus jeune âge (avant 50 ans). Il s’agit de la cause la plus courante des cas héréditaires de cancer colorectal; en effet, jusqu’à 5 % de tous les cancers colorectaux seraient liés au syndrome de Lynch. Les personnes atteintes du syndrome de Lynch présentent aussi un risque plus élevé que la population en général de développer un cancer de l’estomac, de l’intestin grêle, du foie, des voies urinaires et biliaires, du cerveau et de la peau.

La génétique et le syndrome de Lynch

Le syndrome de Lynch se manifeste lorsque des changements ou des mutations héréditaires se produisent dans les gènes responsables de la réparation des mésappariements de l’ADN, un processus qui corrige les erreurs qui surviennent lors de la réplication de l’ADN. Les gènes touchés (MLHL, KSH2, MSH6, PMS2 et EPCAM), connus comme les gènes de réparation des mésappariements, jouent un rôle important dans la prévention du cancer; lorsqu’ils mutent, le cancer peut se développer plus facilement.

Le Syndrome De Lynch & L’instabilité Des Microsatellites (IMS)

Les tumeurs qui se développent chez les personnes atteintes du syndrome de Lynch présentent généralement une instabilité des microsatellites (IMS). Un microsatellite est une séquence d’ADN contenant un motif répété. En présence d’une mutation dans un gène de réparation des mésappariements, ces microsatellites contiennent des anomalies par rapport aux séquences des tissus normaux, ce qui cause leur instabilité. Environ 90 % des cancers colorectaux qui se manifestent chez les personnes atteintes du syndrome de Lynch présentent une instabilité des microsatellites, tandis que c’est le cas d’environ 15 % des cancers colorectaux sporadiques (qui ne sont pas causés par une mutation génétique héréditaire).

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Nous possédons tous deux copies de chacun des gènes intervenant dans le syndrome de Lynch : l’une provient de notre mère et l’autre, de notre père. Même si une personne hérite d’une mutation dans l’un de ces gènes, elle possède toujours une copie normale provenant de son autre parent. Le cancer se développe seulement lorsqu’une deuxième mutation acquise affecte l’autre gène normal, de sorte que les deux gènes ont subi une mutation. Par conséquent, même si les personnes porteuses d’une mutation présentent un risque de cancer accru, elles ne développeront pas nécessairement toutes un cancer.

Le syndrome de Lynch est transmis selon un mode autosomique dominant; ainsi, le risque qu’un parent porteur de la mutation transmette celle-ci à son enfant s’élève à 50 %.

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Les antécédents médicaux familiaux

Il est important de connaître les antécédents médicaux de sa famille. Si vous avez de lourds antécédents familiaux de cancer colorectal ou qu’un membre de votre famille présente une mutation génétique associée au syndrome de Lynch, assurez-vous de discuter de dépistage génétique avec votre médecin. Des études démontrent que les conversations entre les patients et leur professionnel de la santé contribuent fortement au dépistage.

Une personne est considérée comme présentant un risque élevé de syndrome de Lynch si sa famille présente l’une ou plusieurs des caractéristiques suivantes :

  • Une personne atteinte d’un cancer colorectal à 40 ans ou moins

  • Une personne atteinte d’un cancer colorectal et une autre, d’un cancer lié au syndrome de Lynch, l’une d’entre elles ayant reçu son

  • diagnostic à 50 ans ou moins

  • Deux proches parents sont atteints d’un cancer lié au syndrome de Lynch à 50 ans ou moins

  • Trois proches parents (répartis sur plus d’une génération) sont atteints d’un cancer lié au syndrome de Lynch, y compris au moins un cas de cancer colorectal et au moins un cancer diagnostiqué chez une personne de 50 ans ou moins
    (Agence du cancer de la Colombie-Britannique)

Les tumeurs devraient toujours être analysées par biopsie et les autres syndromes associés au cancer colorectal, comme la polypose adénomateuse familiale (PAF), devraient être éliminés.

Remplissez notre tableau pour mieux comprendre vos antécédents familiaux de la maladie.

Les avantages du dépistage génétique

Personne ne veut découvrir qu’il a hérité d’une mutation génétique pouvant causer un cancer, mais cette information peut vous aider à contrôler les risques. Un résultat positif indiquant la présence des mutations du syndrome de Lynch peut mener à une surveillance appropriée de la maladie et à une réduction des risques chez les personnes touchées et les membres de leur famille. Le dépistage génétique peut aussi contribuer à mieux expliquer les antécédents de cancer dans une famille. Lorsqu’il est détecté tôt, le cancer colorectal présente un taux de guérison de 90 %. Chez les personnes qui se soumettent à un dépistage génétique, les comportements propices à la santé peuvent être renforcés et le cancer peut être détecté tôt, lorsqu’il est plus facile à traiter. Si vous soupçonnez que votre famille compte des cas de syndrome de Lynch, consultez votre médecin pour en savoir plus sur le dépistage. N’oubliez pas qu’au Canada, un résultat positif au dépistage du syndrome de Lynch n’aura aucune incidence sur votre couverture du régime public d’assurance maladie. Le 10 juillet 2020, la Cour suprême du Canada a reconnu le bien-fondé de la Loi sur la non-discrimination génétique (L.C. 2017, ch. 3), au terme de laquelle nul ne peut obliger une personne à subir un test génétique ou à communiquer les résultats d’un test génétique. Au Canada, il est interdit pour une personne de recueillir, d’utiliser ou de communiquer les résultats d’un test génétique sans votre consentement écrit (Commissariat à la protection de la vie privée du Canada).

Les limites du dépistage génétique

Bien que le dépistage génétique puisse fournir d’importants renseignements sur votre santé, l’utilité de ces renseignements est limitée. Tenez compte des facteurs suivants avant de subir un test de dépistage :

  • Un résultat positif au test de dépistage d’une mutation associée au cancer ne signifie pas nécessairement que vous développerez un cancer.

  • Un résultat négatif au test de dépistage d’une mutation associée au cancer ne signifie pas que vous ne développerez pas un cancer.

  • Les tests génétiques actuellement offerts recherchent uniquement certaines mutations; par conséquent, il est possible que d’autres mutations pouvant provoquer un cancer ne soient pas détectées.

  • Les membres d’une famille ne veulent pas tous connaître leurs prédispositions à certaines maladies.

  • Les résultats peuvent accroître l’anxiété chez certaines personnes.

  • Un résultat positif à un test de dépistage d’une mutation génétique peut donner lieu à un plus grand nombre de rendez-vous médicaux, d’examens et d’interventions.

Qui peut se soumettre à un dépistage génétique?

Tous ne sont pas admissibles au dépistage génétique. En examinant vos antécédents personnels et familiaux, votre médecin déterminera si un dépistage génétique convient à votre situation. N’oubliez pas que tout test de dépistage s’accompagne d’une consultation génétique et nécessite le consentement éclairé de chaque personne testée.

Le premier test (le test indicateur) au sein d’une famille est généralement effectué chez la personne qui présente le plus grand risque d’avoir une mutation, par exemple une personne ayant déjà été atteinte d’un cancer du côlon. Plusieurs mois sont parfois nécessaires avant d’obtenir les résultats.

Si le test indicateur révèle la présence d’une mutation, les autres membres de la famille peuvent choisir de se soumettre à un test de dépistage des porteurs. Un test de dépistage des porteurs est seulement offert lorsqu’une mutation génétique a déjà été décelée au sein de la famille. Ce test génétique recherche uniquement cette mutation précise à partir d’un échantillon de sang. Plusieurs semaines sont généralement nécessaires à l’obtention des résultats.

En quoi consiste le dépistage génétique pour le syndrome de Lynch?

Le dépistage génétique pour le syndrome de Lynch commence généralement par une analyse par immunohistochimie, qui examine les protéines présentes dans la tumeur du côlon. Si l’analyse immunohistochimique de l’échantillon de tumeur révèle l’absence des protéines associées aux gènes de réparation des mésappariements (MLHL, KSH2, MSH6, PMS2 et EPCAM), d’autres analyses peuvent être effectuées sur un échantillon de sang.

Ces analyses tentent de détecter une mutation précise dans l’un des gènes du syndrome de Lynch. Elles peuvent avoir les résultats suivants :

  • Le test indicateur ne détecte pas une mutation donnée. Cela signifie que même si une mutation est transmise dans la famille, elle ne peut pas actuellement être détectée. Le test de dépistage des porteurs n’est pas offert aux autres membres de la famille.

  • Le test indicateur détecte un changement génétique connu comme une variante de signification incertaine. Même si un changement est observé dans un gène, on ignore si ce changement peut provoquer un cancer. Le test de dépistage des porteurs n’est pas offert aux autres membres de la famille.

  • Le test indicateur détecte une mutation. Le test de dépistage des porteurs est offert aux parents par le sang qui souhaitent connaître leur profil génétique.

Comment gérer vos risques de cancer

Si vous êtes atteint du syndrome de Lynch, vous présentez un risque plus élevé de cancer que la population générale. Il est donc important de vous soumettre plus fréquemment au dépistage du cancer qu’une personne moyenne. La surveillance et le dépistage précoces peuvent aider à détecter le cancer dès les premiers stades, lorsqu’il se traite plus facilement. Il est recommandé pour les personnes atteintes du syndrome de Lynch de suivre les lignes directrices suivantes pour le dépistage du cancer :

Autres ressources

La polypose adénomateuse familiale (PAF)

La PAF est un trouble héréditaire pouvant se manifester dès l’adolescence et qui entraîne le développement de plusieurs excroissances (polypes) non cancéreuses (bénignes) dans le côlon. Elle est diagnostiquée lorsqu’une personne développe plus de 100 polypes bénins dans le côlon. Au fil du temps, si les polypes ne sont pas détectés et retirés, le risque de cancer colorectal devient très élevé.

On estime à moins de 1 % le nombre de cas de cancer colorectal causés par la PAF. Les gens qui en sont atteints présentent également un risque accru de développer un cancer dans d’autres organes, comme l’estomac, l’intestin grêle et le pancréas.

L’affection est associée à des mutations du gène APC, lesquelles sont transmises de parent à enfant. La mutation du gène APC se transmet par hérédité dominante autosomique; ainsi, un parent qui en est porteur présente un risque de 50 % de la transmettre à son enfant. La PAF peut aussi être causée par une mutation du gène MUTYH, laquelle est associée à un mode de transmission autosomique récessif. Ainsi, même si les parents ne présentent ni signe ni symptôme de la maladie, le risque que leur enfant soit atteint de ce type de PAF est de 25 %.

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Si vous craignez qu’il y ait des cas de PAF dans votre famille, discutez avec votre équipe de soins de santé des risques que vous présentez et des options de dépistage. Vous pourriez décider de vous soumettre à un dépistage génétique pour confirmer ou exclure la maladie. Si vous recevez un diagnostic de PAF, le processus de dépistage du cancer colorectal sera différent de celui utilisé pour la moyenne des gens. Assurez-vous de discuter de dépistage avec votre équipe de soins de santé, puisque chaque cas est unique. Le dépistage du cancer colorectal chez les personnes atteintes de PAF peut comprendre les mesures suivantes :

  • Sigmoïdoscopie ou coloscopie tous les 1 ou 2 ans, dès l’âge de 10 ou 11 ans.

  • Coloscopie annuelle à partir de la découverte de polypes jusqu’à ce qu’une colectomie (ablation totale du côlon) soit prévue.

  • Après la chirurgie du côlon, les médecins surveillent le tractus inférieur du patient par sigmoïdoscopie tous les 6 à 12 mois s’il reste des tissus rectaux, ou tous les 1 à 4 ans si tous les tissus rectaux ont été retirés.

  • Endoscopie supérieure vers l’âge de 25 à 30 ans, ou lorsque des polypes colorectaux sont découverts, selon la première éventualité. Ce test de dépistage aide à déceler les polypes dans l’intestin grêle.

  • Une échographie annuelle de la glande thyroïde peut être envisagée à partir de l’âge de 25 à 30 ans.

  • Une tomodensitométrie ou une imagerie par résonance magnétique peuvent être recommandées.

Resources:

Genetics Home Reference

- Excellent guide qui comprend plusieurs ressources supplémentaires

Cancer.net

- Guide détaillé sur la PAF et les syndromes associés
- Ressources détaillées

COMMANDITAIRES