COVID-19 et le cancer colorectal Obtenir Les Faits

Bannière dépistage Bannière dépistage

LE DÉPISTAGE SAUVE DES VIES

La majorité des cas de cancer colorectal peuvent être évités, mais chaque année au Canada, des milliers de personnes reçoivent tout de même un diagnostic de cancer colorectal avancé. Toutefois, si le cancer est détecté au stade précoce grâce au dépistage, il peut très bien être traité et peut-être même guéri.

La majorité des cas de cancer colorectal se manifestent d’abord sous la forme de polypes bénins qui apparaissent dans la paroi du gros intestin; ce sont des polypes adénomateux. Au fil des années (cinq à dix ans), ces polypes grossissent et se multiplient, ce qui augmente le risque que les cellules qui s’y retrouvent deviennent cancéreuses, envahissent la paroi de l’intestin et se propagent à d’autres organes. Environ les deux tiers de ces cancers sont détectés dans le gros intestin, et un tiers dans le rectum. La détection et le retrait précoces de ces excroissances empêcheront l’apparition même du cancer colorectal.

Un test de dépistage dans le cadre d’un examen physique périodique peut sauver des vies. En outre, les patients qui présentent un risque élevé de cancer colorectal ou des symptômes associés au cancer colorectal ne devraient pas tarder à parler à leur médecin de leurs options de dépistage et de diagnostic.

Colorectal Cancer screening technology

LE SAVIEZ-VOUS?

La plupart des décès attribuables au cancer colorectal pourraient être évités si toutes les personnes âgées de 50 ans et plus se soumettaient périodiquement à des tests de dépistage.

On croit à tort que le cancer colorectal est une maladie qui touche principalement les hommes. Le cancer colorectal touche les hommes et les femmes dans des proportions presque équivalentes.

Dans plus de 90 % des cas, le cancer colorectal peut être traité de façon efficace s’il est diagnostiqué au stade précoce par une coloscopie.

Doctor showing patient test results Doctor showing patient test results

TYPES DE TESTS DE DÉPISTAGE

Selon la Société canadienne du cancer, les tests ou épreuves de dépistage devraient être effectués quand le patient se sent bien, afin de détecter d’éventuelles anomalies de façon précoce, soit avant que des signes et des symptômes de la maladie se manifestent.

Le Groupe d’étude canadien sur les soins de santé préventifs (GECSSP) a formulé les recommandations suivantes en matière de dépistage pour les adultes de 50 ans à 74 ans qui ne présentent pas un risque élevé de cancer colorectal. Ces recommandations ne s’appliquent pas aux personnes qui ont déjà eu un cancer colorectal ou des polypes, qui sont atteintes d’une maladie inflammatoire chronique de l’intestin, qui présentent des signes ou des symptômes de cancer colorectal ou qui ont un ou plusieurs parents au premier degré présentant des antécédents de cancer colorectal, ou aux adultes atteints de syndromes héréditaires les prédisposant au cancer colorectal (p. ex., le syndrome de Lynch).

Plusieurs tests servent à dépister le cancer colorectal et les polypes:

  • Recherche de sang occulte dans les selles par test au gaïac (RSOSg): Un test au cours duquel un échantillon des selles est recueilli et rapporté au médecin ou à un laboratoire pour une recherche de sang occulte (caché).
  • Test fécal immunochimique (TFi ou RSOSi): Un test utilisant des anticorps pour détecter la présence de protéines d’hémoglobine humaine dans les selles. À l’instar de la RSOSg, ce test détecte la présence de sang dans les selles, mais est susceptible d’être plus précis.
  • Sigmoïdoscopie à sonde souple: Un appareil mince, flexible, muni à une extrémité d’une lumière et d’une petite caméra, est introduit par l’anus afin de voir l’intérieur de la partie inférieure du côlon et du rectum (ce qui représente environ les deux derniers pieds de l’appareil digestif) et de déterminer la présence de polypes ou de cellules cancéreuses.
  • Coloscopie: Un appareil mince, flexible, muni à une extrémité d’une lumière et d’une petite caméra, est introduit par l’anus afin de voir l’intérieur du côlon et du rectum en entier et de déterminer la présence de polypes ou de cellules cancéreuses.
  • Coloscopie par TDM (coloscopie virtuelle): Un examen moins effractif au cours duquel un appareil à rayons X spécialisé est utilisé pour obtenir des photos du côlon et du rectum.
  • Analyse de l’ADN dans les selles ou dans les matières fécales: À l’instar de la RSOS ou du TFi, l’analyse de l’ADN dans les selles est effectuée sur un échantillon de matières fécales, mais au lieu de détecter du sang, elle permet de déceler la présence d’ADN anormal pouvant signaler la présence d’un cancer ou de polypes dans le côlon.

LIGNES DIRECTRICES EN MATIÈRE DE DÉPISTAGE AU CANADA

Bien que divers organismes (y compris CCC) travaillent à faire augmenter le nombre de personnes faisant l’objet d’un dépistage approprié et à s’assurer que les services de dépistage du cancer sont de grande qualité partout au pays, chaque province et territoire au Canada est responsable de formuler ses propres lignes directrices en matière de dépistage du cancer colorectal. Ces lignes directrices se rapportent aux personnes appartenant aux trois catégories suivantes : asymptomatiques, à risque moyen et à risque élevé.

Une liste de ressources en matière de dépistage du cancer colorectal pour chaque province et territoire est disponible ici.

En outre, le GECSSP, mis sur pied par l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC), a publié en 2016 des lignes directrices précisant ses recommandations à l’échelle nationale en matière de pratique clinique dans le domaine du cancer colorectal. On y suggère de procéder au dépistage du cancer colorectal chez les personnes présentant un risque moyen, âgées de 50 à 74 ans, par RSOS (TFg ou TFi) tous les deux ans, ou par sigmoïdoscopie à sonde souple tous les dix ans.

De plus, le GECSSP ne recommande pas les pratiques suivantes:

  • Dépistage du cancer colorectal chez les personnes de 75 ans et plus
  • Utilisation de la coloscopie comme principal test de dépistage du cancer colorectal

COMMANDITAIRES